
Jeudi 25 septembre au soir, Emmanuel Macron a annoncé lors d'une interview sur TF1 et France 2 l'envoi de moyens militaires français en Arabie saoudite.
Il s'agit de "soldats, des radars, des systèmes de défense" pour protéger le site de Yanbu, sur la mer Rouge. Yanbu est le principal terminal saoudien d'exportation de pétrole brut. Il est visé depuis plusieurs semaines par des attaques de missiles et de drones des rebelles houthis du Yémen.
Le président a précisé que des avions Rafale pourraient aussi être déployés "selon les besoins".
Il a insisté sur le caractère défensif de la mission, décidée en coordination avec Riyad, sans vouloir "engager la France dans le conflit" entre l'Arabie saoudite et les houthis.
L'objectif affiché est énergétique : sécuriser les exportations de pétrole qui passent par la mer Rouge alors que le détroit d'Ormuz est en tension, et tenter de faire baisser les prix des carburants en France.
Le chef de l’État assure que l'approvisionnement en diesel, gaz et fioul est garanti jusqu'à la fin de l'année.L'annonce a immédiatement provoqué des réactions dans l'opposition.
À La France insoumise, Jean-Luc Mélenchon a dénoncé : "Des troupes en Arabie saoudite, c'est s'installer sur un théâtre de guerre. Si la base est frappée, que ferons-nous ? Pas question de devenir belligérant".

Il réclame un débat et un vote au Parlement en vertu de l'article 35 de la Constitution.
Au Rassemblement national, le vice-président Sébastien Chenu s'est également dit opposé : "A partir du moment où on n'a pas d'accords de défense, le vote est un peu superfétatoire, mais s'il y avait un vote, on ne serait pas d'accord".

Le parti estime que l'absence d'accord de défense avec l'Arabie saoudite expose inutilement les militaires français.