Législatives 2026 : Le Maroc sous haute tension

À l'approche des législatives 2026, le climat politique s'est brutalement tendu au Maroc.


Tout est parti d'une sortie fracassante d'Abdelilah Benkirane. Le leader du PJD accuse Aziz Akhannouch de "voler l'argent des citoyens" et promet qu'il en rendra compte devant la justice. 


Une accusation inédite par sa violence, en pleine campagne.Cette attaque a rouvert une série de scandales que l'opinion réclame de voir jugés. 


Le bras de fer entre les deux partis de la majorité, le RNI (la Colombe) et le PAM (le Tracteur), a dégénéré en guerre de dossiers.

Des affaires brûlantes pourraient, selon les observateurs, faire tomber de grosses têtes et les exclure de la course.


Dans ce chaos, chaque parti joue sa survie :

Le PJD tente un retour en force. Benkirane ressort sa "boîte noire" et assume même ses erreurs passées quand il était chef du gouvernement, pour replacer la Lampe au centre du jeu.

L'USFP est affaiblie par l'affaire des investitures et sa volte-face sur la motion de censure. L'avenir de sa direction est en jeu.

L'Istiqlal joue la neutralité pour protéger Nizar Baraka.Fouzi Lekjaa, surprise du scrutin, rejoint le PAM tout en cédant sa place à son épouse, un mouvement qui interroge.


Le Roi Mohammed VI a déjà prévenu : "En votant, vous ne choisissez pas seulement vos représentants pour cinq ans, mais l'avenir de vos enfants. Ne vendez pas vos voix."

Le message est clair : les élections 2026 devront être intransigeantes avec la corruption. Pour le Souverain, confier le pays à des corrompus, c'est trahir la nation.


Ben - Correspondant de TM Hebdo